On a vu ici comment obtenir le
développement limité d'ordre n autour de x0=0
d'une fonction composée g∘h, lorsqu'on possède des
développements limités pour h (autour de x0=0) et de g (autour de
u0=h(0)):
h(x)g(u)=b0+b1x+b2x2+⋯+bnxn+xnεh(x)=a0+a1(u−u0)+a2(u−u0)2+⋯+an(u−u0)n+(u−u0)nεg(u)
On a expliqué comment obtenir la partie principale du développement de g∘h.
Pour 1.
L'avantage ici est que h est une fonction qui est déjà sous forme
polynomiale. On a vu un exemple très semblable au
cours.
Lorsque x est petit, cos(x) est proche de 1. Donc
on aura avantage à voir la fonction comme suit:
log(cos(x))=log(1+=:u(cos(x)−1))
Comme 1+2x31 est la composée de g(u)=1−u1 (dont
on connaît le développement limité) avec h(x)=−2x3. Lorsque x est
au voisinage de x0=0, les valeurs de h(x) sont petites et donc on peut
directement injecter h(x) dans le développement limité de g. Puisqu'on
veut un DL(6), et que h est de degré 3, il suffit de garder pour
g un DL(2):
1+2x31=1−u1u=−2x3=1+u+u2+u2ε(u)u=−2x3=1−2x3+4x6+(−2x3)2ε(−2x3)=1−2x3+4x6+x6ε~(x)4ε(−2x3)
où ε~(x)→0 lorsque x→0.
En bleu, la partie principale:
Lorsque x est proche de 0, cos(x) est proche de 1,
donc cos(x)−1 est proche de 0.
Il est donc plus judicieux d'écrire
f(x)=log(cos(x))=log(1+=:u(cos(x)−1)),
et penser à u comme étant une quantité petite.
En fait, la petitesse de u est en x2, puisque
le DL(4) autour de 0 est donné par
u=h(x)=cos(x)−1=−2!x2+4!x4+x4εc(x).
On sait que f(u)=log(1+u) a son DL(4) autour de u=0 donné par
log(1+u)=u−2u2+3u3−4u4+u4εl(u).
On pourrait injecter la partie principale du
développement limité de cos(x)−1 (dont le terme de plus petit degré est
x2) dans celle de log(1+u), mais remarquons d'abord que
le terme 3u3 va donner des termes en x6, et
le terme 4u4 va donner des termes en x8.
Donc les termes +3u3−4u4 ne vont donner aucune
contribution à la partie principale du développement que nous voulons pour
f(x).
Il suffit donc d'utiliser simplement un DL(2):
log(1+u)=u−2u2+u2εl(u).
Maintenant, en injectant une partie principale dans l'autre,
u−2u2u=−2!x2+4!x4=(−2!x2+4!x4)−21(−2!x2+4!x4)2=−21x2−121x4+degreˊ>42⋅4!x6−2⋅4!x8
On obtient donc
f(x)=log(cos(x))=−21x2−121x4+x4ε(x)
En bleu, la partie principale:
Le DL(4) autour de x0=0:
h(x)=sin(x)=x−3!x3+x4εs(x).
Puis, le DL(4) autour de u0=h(0)=0:
eu=1+u+2!u2+3!u3+4!u4+u4εe(u)
Ainsi, en insérant la partie principale
du sinus dans celle de l'exponentielle,
1+u+2!u2+==3!u3+4!u4u=x−3!x31+(x−6x3)+21(x−3!x3)2xxxxx+61(x−3!x3)3+241(x−3!x3)41+(x−6x3)+21(x2−3x4)+61x3+241x4+degreˊ>4(…)
On conclut donc que
exp(sin(x))=1+x+2x2−8x4+x4ε(x).
En bleu, la partie principale:
On a 1+sin(x)=g(h(x)), où h(x)=sin(x),
g(u)=1+u. Lorsque x est proche de zéro,
u=h(x)=sin(x) est proche de zéro aussi.
Les développements limités d'ordre 3 sont,
autour de x0=0:
sin(x)=x−6x3+x3εs(x),
autour de u=0,
1+u=1+2u−8u2+16u3+u3εr(u).
En injectant une partie principale dans l'autre,
1+2u−8u2+16u3u=x−6x3=1+21(x−6x3)−81(x−6x3)2+161(x−6x3)3=1+2x−8x2−48x3+degreˊ>4(…).
En bleu, la partie principale: