1.1 Introduction
Une suite réelle peut être vue comme une liste infinie de nombres réels, écrit
dans un certain ordre:
\[ a_1, a_2, a_3, a_4, \ldots\]
Ici, \(a_1\) est le premier terme, \(a_2\) le deuxième terme, etc. On peut
parler du terme général, \(a_n\). Le nombre naturel \(n\) est appelé
l'indice (ou le rang) de \(a_n\).
Voici une définition plus précise.
Une suite de nombres réels est une application
\[\begin{aligned}
a\colon \mathbb{N}^* &\longrightarrow \mathbb{R}\\
n &\longmapsto a(n)=a_n.
\end{aligned}\]
On écrit \((a_n)_{n \in \mathbb{N}^*}\), ou simplement \((a_n)\), pour la suite définie
ainsi.
Exemple:
- \(a_n=n :\)
\(1,2,3,4,5,\ldots\)
- \(a_n=\frac{1}{n} :\)
\(1, \frac{1}{2}, \frac{1}{3}, \frac{1}{4}, \frac{1}{5}, \ldots\)
- \(a_n=42 :\)
\(42, 42, 42, 42, 42, \ldots\)
- \(a_n=(-1)^n :\)
\(-1, 1, -1, 1, -1, 1, \ldots\)
- \(a_n= n\)-ième chiffre du développement décimal de \(\pi\)
(\(\pi=3.14159\ldots\)) : \(1,4,1,5,9,2,\ldots\)
Il y a plusieurs façons de définir des suites:
- par une formule explicite de \(a_n\) en fonction de \(n\),
par exemple \(a_n=n^2\);
- de manière descriptive, ou implicite, par exemple
\(a_n= n\)-ième chiffre du développement décimal de \(\pi\);
- par une relation de récurrence, où \(a_n\) est exprimé en fonction
des termes précédents, en précisant quelques premiers termes, par exemple
\(a_{n+1}=2a_n -1, a_1=1\).
Parfois, c'est utile de représenter les suites graphiquement.
On peut représenter une suite \((a_n)\) sur la droite réelle \(\mathbb{R}\):
On peut aussi tracer le graphe de la fonction \(a: \mathbb{N}^* \rightarrow \mathbb{R}\), \(a(n)=a_n\) dans le plan:
Les points dessinés sont de la forme \((n,a_n)\).